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Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) , un trouble trop longtemps ignoré

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) a été reconnu comme tel en 2013 pour la première fois dans le DSM-5 (manuel diagnostique qui permet d’identifier des troubles psychiques, utilisé en psychiatrie et en psychologie) après de nombreuses recherches scientifiques.


Ce trouble se rapproche du SPM (Syndrôme Pré-menstruel) que l’on connaît mieux, mais le TDPM est une version bien plus sévère et pathologique. Il est considéré comme un trouble dépressif et entraîne des répercussions majeures sur la vie des femmes qui en souffrent.


Il se diffère d’un SPM notamment par l'intensité des symptômes et de l’impact sur le quotidien. Selon le DSM-5, les symptomes doivent apparaître dans la semaine précédant les menstruations, commencer à diminuer dans les jours suivant le début des règles puis devenir minimes, voire absents, après les règles.


Au moins 5 symptômes suivants doivent être présents:

● une grande instabilité émotionnelle (sautes d’humeur, pleurs fréquents)

● une irritabilité importante ou des conflits relationnels plus fréquents

● une humeur dépressive marquée, un sentiment de désespoir ou de dévalorisation

● une anxiété importante ou une sensation de tension intérieure.


D’autres symptômes peuvent également être associés :

● une diminution de l’intérêt pour les activités habituelles

● des difficultés de concentration

● une fatigue importante ou une perte d’énergie

● hypersomnie ou insomnie

● des modifications de l’appétit

● un sentiment d’être débordée ou de perdre le contrôle

● douleurs, sensation de gonflement ou une tension mammaire.


Ces symptômes doivent entraîner une souffrance significative ou un retentissement sur le quotidien (travail, études, relations sociales, vie familiale). Le DSM-5 précise que ces symptômes ne doivent pas être uniquement liés à un autre trouble psychique et ils doivent être observées sur plusieurs cycles menstruels (minimum 2), afin d'être sûr qu'ils sont biens réguliers !


Enfin, seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic. L’objectif de ces critères est surtout de mieux repérer une souffrance souvent minimisée ou banalisée.


Mais quels sont les facteurs à risque pouvant déclencher un TDPM ?

Une forte exposition au stress et le vécu d'événements traumatiques, des antécédents familiaux de TDPM, une sensibilité accrue aux changements hormonaux du cycle (oestrogène et progestérone), consommation excessive d’alcool, vulnérabilités psychologiques…

Encore une fois l’origine est multifactorielle et l'accompagnement doit être pluridisciplinaire (psychologue, psychiatre, traitement, diététicien, gynécologue, sage-femme…).


Chez MAMAS notre équipe de psychologues spécialisées vous accompagne. Vous pouvez retrouver toutes les informations ici: https://www.mamastoulouse.fr/psychologue .


Cet article a été rédigé par Lorenza, étudiante licenciée de psychologie, au cours de son stage d'observation chez MAMAS.


Le trouble dysphorique prémenstruel


 
 
 

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